CHUTES : La fracture du col chez le sujet âgé

CHUTES : La fracture du col chez le sujet âgé

Posté le avril 16, 2015 par Ressources Soins Aînés Québec en Bénévolat, Blog - Français, Centre de réadaptation, Éducation, Éducation aux Aidants, Gestion des soins gériatriques, Mobilité / Chaise Roulante, Personne Autonome

Merci Spécial à   Noureddine SOUAL , 

Chef Thérapeute – Centre de Correction Vertébrale de Québec , Québec

 

La fracture de la hanche demeure un problème très souvent rencontrée à l’urgence. Les affections de la hanche induites par une fracture, vont presque doubler pendant les 20 prochaines années. Un accident qui concerne surtout les personnes âgées. La fracture du col du fémur marque alors parfois le début de la perte d’autonomie. Mais cet accident peut aussi concerner les plus jeunes.

Le fémur correspond à l’os de la cuisse, il forme avec le bassin l’articulation de la hanche qui permet de supporter le poids du corps ainsi que la marche. La partie supérieure du fémur a une tête arrondie qui s’emboîte parfaitement dans le creux de l’os de la hanche qu’on appelle le cotyle. Les surfaces articulaires sont recouvertes de cartilage, c’est ce qui permet un mouvement fluide et évite les frottements douloureux.

Le col fémoral est la partie la plus fine de cette articulation. Deux protubérances sont également présentes : le grand et le petit trochanter, ce sont les zones d’insertion des muscles de la jambe. Deux tiers des fractures se localisent dans le massif des trochanters, un tiers au niveau du col du fémur. Ce type de fracture est plus fréquent chez les personnes âgées, notamment en raison de l’ostéoporose. Certaines zones deviennent alors très fragiles, la moindre chute peut alors provoquer une fracture.

Le choix de la technique chirurgicale est déterminé en fonction du type de fracture : Ostéosynthèse, pose de prothèse ou les deux.

Les ateliers de prévention des chutes :
Au-delà de 65 ans, la chute est l’accident de la vie courante le plus fréquent chez les personnes âgées. Invalidité, perte d’autonomie, blessures graves, voire décès… les conséquences peuvent être graves. Chez les plus de 90 ans, elle conduit même à l’hospitalisation dans 45% des cas.
Diminution de la vision, de l’audition, troubles de l’équilibre et cognitifs sont les principaux facteurs à l’origine des chutes. Un environnement mal adapté à la personne âgée peut aussi constituer un risque. Ces troubles augmentent avec le vieillissement, mais ne sont pas irrémédiables. Réflexes à adopter, pratique d’exercice physique : il existe des solutions pour éviter les chutes et limiter leur impact quand elles surviennent.
Pour limiter les chutes, l’exercice physique est un passage obligé. Récemment, son efficacité pour prévenir aussi les conséquences des chutes, comme les blessures graves, a été prouvée dans une étude.
À partir de 70 ans, des exercices ciblés sont indispensables, comme ceux pratiqués par les participantes des ateliers d’équilibre