Nourriture dans les hôpitaux Diète enrichie pour nos aînés

Nourriture dans les hôpitaux Diète enrichie pour nos aînés

Posté le mai 14, 2013 par Ressources Soins Aînés Québec en Blog - Français, Droit des aînés, Éducation, Éducation aux Aidants, Hôpitaux, Information de Soins de longue durée, Soins Santé Médicaux à Domicile

Publication 22 avril 2013 à 19h21
TVA Nouvelles

La croyance qui circule sur la mauvaise qualité de la nourriture dans les hôpitaux est sur le point de changer avec la diète Optimah. Environ 40% des patients du CHUM ont plus de 75 ans, et des études ont démontré que 25 à 50% de ces malades âgés souffrent de malnutrition. Cette situation ne s’améliore pas durant leur hospitalisation.

«On pense que les personnes âgées sont moins actives. Donc, les besoins nutritionnels sont à la baisse. Mais, non, les besoins nutritionnels sont à la hausse», explique Louise Belley, chef du département de nutrition clinique du CHUM.

C’est d’abord dans les cuisines de l’Hôpital Saint-Luc que les changements s’opèrent. Les employés s’affairent à produire à la chaîne des centaines de plats enrichis de protéines et d’apports nutritionnels destinés spécialement aux personnes de 75 ans et plus. Même le gruau et l’œuf brouillé servis au déjeuner sont enrichis.

«On enrichit avec… non moins que la crème 35% et de la poudre de lait. Vous avez une crème de carottes enrichie, un dessert riche en énergie», montre Guylaine Proulx, chef des activités d’alimentation de l’hôpital Saint-Luc.

Les plats sont également adaptés aux besoins des patients.

«On a aussi l’Optimah diabétique, qui est (évidemment) pour les patients diabétiques. Mais on a aussi tout ce qui est Optimah avec les textures modifiées. Donc, surtout au niveau Optimah purées», explique Aline Younanian, nutritionniste au CHUM.

Pour ce qui est des goûts des aliments, l’amélioration est plus que notable. Marcel Lalonde, un patient de 86 ans, trouve la nourriture «bonne, même très bonne».

Au CHUM, on espère que les patients âgés pourront quitter plus rapidement l’hôpital avec cette nouvelle diète Optimah. Et c’est aussi l’avis du Dr Annik Dupras, interniste et gériatre au CHUM.

«Plus l’intervention nutritionnelle est précoce pour prévenir la malnutrition acquise à l’hôpital, plus les patients se portent mieux à la fin de leur séjour hospitalier», dit-elle.

Un lit d’hôpital au CHUM coûte plus de 1000 dollars par jour. Si les gens âgés se portent mieux plus rapidement, il est facile d’imaginer les économies qui pourraient être réalisées grâce à cette recette.

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2013/04/20130422-192121.html