Des conseils aux soignantes et soignants pour leur permettre d’éviter les conflits avec leurs proches

Des conseils aux soignantes et soignants pour leur permettre d’éviter les conflits avec leurs proches

Posté le janvier 24, 2013 par Ressources Soins Aînés Québec en Blog - Français

Vous ne pouvez pas éliminer toutes les divergences et situations désagréables avec vos parents mais vous pouvez souvent résoudre les conflits et apaiser vos relations, si seulement vous savez comment faire ! Les dix conseils suivants vous aideront à éviter de vous tapez sur la tête avec vos proches vieillissants.

Commencez tôt. Il y a quelques questions auxquelles presque tous les dispensateurs de soins,  ou ceux qui le deviendront un jour, devront faire face à un certain moment de leur vie, elles comprennent le changement de mode de vie, la rédaction d’un testament ou l’abandon de la conduite, etc. Si elles n’ont pas encore été abordées, en discuter avec votre parent âgé avant de prendre une décision peut être beaucoup moins stressant.

Choisissez vos batailles. En tant que soignant(e), vous rencontrerez probablement des situations où vous devrez passer outre les souhaits de vos parents pour leur bien-être et leur sécurité. Mais ne le faites que lorsque c’est nécessaire ! Si votre père veut conduire sa voiture après s’être fait retirer son permis, par exemple, il est de votre responsabilité de l’en empêcher. S’il veut porter un pantalon rouge à carreaux avec une chemise bleue à rayures ou sortir son arbre de Noël au mois d’août, laissez-le faire.

Demandez l’aide de professionnels. Même si vous êtes plus proche de votre parent vieillissant que n’importe qui d’autre, cela ne signifie pas jouer les porteurs de mauvaises nouvelles. Si vous pensez que votre maman a besoin de voir un psychiatre ou de troquer ses pompes à talons hauts pour des souliers plus sûrs, recourir à un médecin de confiance pour aborder le sujet avec elle pourrait être judicieux.

Laissez vos parents vivre dans leur propre monde. Si les histoires de football de l’école secondaire de votre père ou l’insistance de votre mère lorsqu’elle prétend n’avoir jamais rencontré votre mari (alors qu’elle le connaît depuis trente ans) vous rendent la vie infernale, laissez faire. Combien de fois votre enfant ou votre meilleur ami vous a raconté la même histoire encore et encore ? Essayez de feindre la surprise lorsque vous entendez parler de ce touché gagnant pour la millième fois ou dites à votre mère que vous aimeriez lui présenter votre mari (assurez-vous que ce dernier participe bien au jeu de rôle !).

Ne faites pas de suppositions. Si vous avez besoin de prendre une décision concernant les soins de votre proche, évitez de toujours présumer que vous savez ce qui est mieux pour lui ou pour elle. Un article que j’ai lu récemment déclarait que la plupart des soignantes et soignants pensent que leur parent serait mieux s’il installait chez eux, alors que la plupart des personnes âgées disent préférer rester dans leur propre maison ou habiter dans un centre de vie avec services. Si votre parent est cognitivement et mentalement apte à participer aux décisions concernant ses propres soins, sollicitez son intervention par tous les moyens.

Prenez en considération les sentiments de votre parent. Ce n’est pas facile de vieillir. Si vous regardez les choses du point de vue de votre proche et considérez que vous serez très probablement dans la même situation un jour, vous vous rendrez compte qu’il est plus intelligent de laisser aller les rancunes passées pouvant conduire à des conflits, et simplement pardonner.

Permettez parfois à votre parent de tenir les rênes. Bon nombre des défis qui se posent en termes de prestation de soins surviennent lorsque les parents ne se sentent plus utiles ou en contrôle. Comme vous le faites pour vos propres enfants, il est important de donner à votre parent un certain pouvoir dans la famille, en particulier lorsqu’il vit sous votre toit. Si possible, permettez-lui, de temps en temps, de planifier les repas ou de choisir les émissions de télévision ou les activités familiales.

Utilisez le renforcement positif. C’est facile de critiquer lorsque les choses ne vont pas bien, surtout si vous êtes débordé(e) et épuisé(e). Mais au lieu de vous plaindre lorsque les choses vont mal, essayez de féliciter votre proche lorsque les choses vont bien. Il y a des chances pour que votre parent désireux de vous plaire apprécie l’encouragement.

Favoriser l’autonomie de votre proche. Certaines personnes âgées préfèrent s’asseoir et être servies. Mais beaucoup d’autres préfèrent de loin faire les choses par eux-mêmes, lorsqu’elles le peuvent. Laisser vos parents effectuer les tâches dont ils sont physiquement capables, vous permettra de stimuler leur estime de soi et maintenir leur indépendance.

Reconsidérez vos arrangements. Si les conflits permanents avec votre parent ont un impact négatif sur votre santé et votre famille, vous pourriez vous retrouver dans l’obligation de prendre d’autres dispositions concernant sa prise en charge. Si votre proche habite sous votre toit, il devrait  peut-être aller vivre chez un autre membre de la famille ou emménager dans un centre de vie avec services. Si vous prodiguez la plupart des soins,  un autre membre de la famille pourrait peut-être prendre en charge une partie des tâches.