Diabétiques avec neuropathie périphérique : relation entre un faible niveau d’activité physique et une plus grande quantité de tissus adipeux intermusculaires

Diabétiques avec neuropathie périphérique : relation entre un faible niveau d’activité physique et une plus grande quantité de tissus adipeux intermusculaires

Posté le octobre 26, 2014 par Ressources Soins Aînés Québec en Bénévolat, Blog - Français, Centre pour Ainés, Communauté de retraités, Éducation, Éducation aux Aidants, Gestion des soins gériatriques, Personne Autonome

Merci à Valérie Brazeau
B.Sc. Kinésiologue, préparatrice physique
pour partager cette capsule.

 

Le diabète de type 2 est une maladie métabolique de prévalence élevée. Chez plus de 60 % des diabétiques, cette maladie va engendrer des complications du système nerveux autonome, telle une neuropathie périphérique, un trouble associé à une diminution de la mobilité et de la capacité fonctionnelle. La présence de diabète et d’obésité serait associée à une augmentation du volume du tissu adipeux intermusculaire dans les membres inférieurs, accroissant ainsi la résistance à l’insuline.

 

Cette étude regroupait 22 personnes âgées en moyenne de 64,5 ans et souffrant d’un diabète de type 2 avec neuropathie périphérique. Elle portait sur :

 

  • l’association entre le niveau d’activité physique et le volume du tissu adipeux intermusculaire;
  • l’effet de ces facteurs sur la force, la capacité physique et le contrôle glycémique.

 

En plus des caractéristiques de base et du contrôle glycémique, les paramètres suivants ont été évalués : volume de graisse intermusculaire, nombre de pas quotidiens, force des membres inférieurs et capacité physique.

 

Résultats

 

Les chercheurs ont noté une association inverse entre le niveau d’activité physique et le volume du tissu adipeux intermusculaire. En effet, les individus faisant moins de 5000 pas par jour avaient un volume de graisse intermusculaire trois fois supérieur à celui des personnes qui faisaient entre 5000 et 8000 pas par jour.

 

Il semble donc qu’un important volume du tissu adipeux intermusculaire s’accompagne d’une réduction de la force musculaire et de la capacité physique.

 

Ces résultats font ressortir l’importance de l’activité physique non seulement pour maintenir la capacité fonctionnelle, mais aussi pour minimiser l’accumulation de tissus adipeux intermusculaires.

 

 

Joanie Caron, Véronique Ouellet St-Denis, Karima Djellouli et Guy Thibault