Dites adieu à la culpabilité du soignant

Dites adieu à la culpabilité du soignant

Posté le janvier 23, 2013 par Ressources Soins Aînés Québec en Blog - Français

Le stress quotidien que vous endurez en tant que soignant(e) peut être dévastateur, surtout si vous êtes considéré comme le principal dispensateur de soins de la famille et disposez de peu de temps à cause de votre travail et / ou d’autres responsabilités familiales. Le sentiment le plus courant vécu par les aidants familiaux « référents » à l’égard de leurs parents âgés est la culpabilité. La culpabilité peut être destructrice et réduire un individu à la fatigue, la faiblesse et l’immobilité.

Peu importe combien vous vous investissez, vous pourriez avoir l’impression de pouvoir encore mieux faire. Acceptez ces sentiments de culpabilité. Sans reconnaissance, la culpabilité peut être une force destructrice. Sachez d’où viennent ces sentiments et soyez conscient que vous n’êtes pas seul à avoir de telles pensées. Les conseils suivants vous guideront dans votre processus d’adieu à la culpabilité du soignant.

10 conseils pour vous aider à dire adieu à la culpabilité du soignant

1. Admettez vos sentiments. Les sentiments négatifs peuvent nous mettre mal à l’aise et nous agiter mais il est important de comprendre que la colère et le ressentiment ne sont pas rares chez les aidantes et aidants naturels. À moins de ne pas avoir le contrôle de ces sentiments ni de notre comportement envers les membres de notre famille, nous devons apprendre à les accepter.

2. Pensez en termes de qualité et non de quantité. Si vous vous sentez coupable de ne pas passer assez de temps avec votre proche vieillissant, pensez à combler ce manque en améliorant la qualité du temps passé ensemble. Par exemple, passer du temps à évoquer des souvenirs avec votre mère ou jouer au jeu de dames avec votre père, peut signifier bien plus que nettoyer leur cuisine ou leur porter un rôti.

3. Établissez des priorités. Alors que personne n’a le temps ni l’énergie de tout faire pour tout le monde, vous devez trouver le temps (et l’énergie) de faire les choses qui comptent le plus à vos yeux. En établissant des priorités, et en accordant une certaine souplesse aux événements inattendus, vous pourrez  contribuer à ce que les besoins les plus importants soient respectés et que les tâches principales s’accomplissent.

4. Fixez des limites. Si les demandes permanentes de vos proches vous épuisent, décidez et admettez clairement ce que vous êtes capable et disposé à faire pour eux. Fixer des limites et vous y tenir, vous permettra de réduire les sentiments de culpabilité qui vous animent lorsque vous ne parvenez pas à répondre à toutes leurs demandes.

5. Redéfinissez votre concept de prestation de soins. Si vous trouvez qu’il est difficile de prodiguer des soins affectueux et directs à votre parent, ne vous sentez pas coupable, il vous suffit d’imaginer d’autres façons concrètes de prendre soin d’elle / lui. Peut-être que payer un aidant naturel extérieur ou planter des fleurs pour que votre parent vieillissant les voient depuis sa chambre à coucher vous mettra plus à l’aise. Nous avons tous notre propre façon de « prodiguer des soins », ajoutez votre valeur là où vous pouvez faire la différence.

6. Agissez par amour et non pas parce que vous vous sentez redevable. Si vous avez décidé de prendre soin d’un proche vieillissant par gratitude envers lui, vous en sortirez toujours perdant. Au lieu de cela, pensez que prodiguer des soins est l’acte d’une personne qui en aide une autre par amour.

7. Pardonnez et demandez pardon. Si votre parent était abusif ou indifférent lorsque vous étiez enfant, il est maintenant temps de pardonner, même si vous avez réellement l’impression qu’il ne le mérite pas. La rancune affectera non seulement votre capacité à prendre soin de votre parent, mais elle vous fera également du mal.

8. Favorisez son indépendance. Ne vous sentez pas coupable de ne pas effectuer les tâches que votre proche parent est capable d’accomplir par lui-mêmes. Au lieu de cela, cherchez des moyens de l’aider à faire ce qu’ils peut. Un acte aussi simple que l’achat d’un pilulier à 1,29 $ peut aider votre parent à devenir plus autonome, vous réservant ainsi de précieux moments.

9. Faites face aux réalités. En dépit de toute l’aide que vous êtes prêt(e) à fournir, votre parent âgé peut parfois avoir besoin de soins 24h/24 et d’une surveillance constante que vous ne pouvez pas assurer. Si cela devait se produire, reconnaissez qu’une autre personne (ou un autre lieu) peut être mieux équipé que vous pour fournir l’essentiel des soins à votre parent.

10. Ne succombez pas à la pression de vos pairs. Acceptez, sans toutefois vous laisser indûment influencer, les conseils que vous recevez de vos amis et collègues. Il vaut toujours mieux faire ce que vous dicte votre cœur et ce que les circonstances vous permettent.